Je prends un peu de temps pour rendre à cet artiste et poète un dernier hommage, l'un des plus grands et derniers géants de la chanson française !
Un artiste engagé et une conception de la chanson française est décédé samedi 13 mars 2010.
Monsieur Ferrat , vous êtes parti et pourtant vous resterez toujours dans nos mémoires;
MERCI pour tout, pour les textes, la voix, la prestance ....
Biographie
Né le 26 décembre 1930 à Vaucresson, Jean Tenenbaum est contraint d'interrompre ses études. Rien ne présager un si brillant avenir !
Tout en faisant du théâtre amateur et de la guitare de jazz, il chante pour ses amis les chansons de Prévert et le répertoire d'Yves Montand. C'est alors qu'il compose ses premières mélodies.
En 1956, admirateur et ami d'Aragon, il composa la musique "Les yeux d'Elsa".
Que serais-je sans toi
{Refrain:}
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement ?
J'ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon
J'ai tout appris de toi, comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme, au passant qui chante, on reprend sa chanson
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson
{au Refrain}
J'ai tout appris de toi, pour ce qui me concerne,
Qu'il fait jour à midi, qu'un ciel peut être bleu,
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne
Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux
{au Refrain}
Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes,
N'est-ce pas un sanglot de la déconvenue,
Une corde brisée aux doigts du guitariste ?
Et pourtant, je vous dis que le bonheur existe
Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues,
Terre, terre, voici ses rades inconnues
{au Refrain}
Aimer à perdre la raison
Aimer à Perdre La Raison
Paroles : Louis Aragon
Musique : Jean Ferrat
Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
À n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur de partir
Aimer à perdre la raison.
Ah, c'est toujours toi que l'on blesse
C'est toujours ton miroir brisé,
Mon pauvre bonheur ma faiblesse
Toi qu'on insulte et qu'on délaisse
Dans toute chair martyrisée.
Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
À n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur de partir
Aimer à perdre la raison.
La faim la fatigue et le froid,
Toutes les misères du monde,
C'est par mon amour que j'y crois
En elles je porte ma croix
Et de leurs nuits ma nuit se fonde.
Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
À n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur de partir
Aimer à perdre la raison.